Ça y est, le débat omniprésent depuis quelques années en France est soumis au débat parlementaire...ou plutôt REsoumis, puisque la législation ne cesse d’évoluer dans le domaine depuis une dizaine d’années.
Cela fait des années que le thème du droit de mourir dans la dignité est abordé et sujet à débats
En France, l’euthanasie (assistance à mourir) active est interdite.Bref, un médecin n’a pas le droit d’aider à mourir une personne qui souffre et qui va décéder très prochainement et dans d’atroces souffrances. Il peut arrêter son traitement sous sa demande, mais cela ne suffit parfois pas.Rappelons nous d’histoire de Chantal Sébire, défigurée, qui s’est vue refuser une assistance active à mourir car la loi ne l’autorisait pas, et les propos du gouvernement qui restait inflexible...
Tout cela va peut être changer avec cette nouvelle proposition de loi relative au droit de finir sa vie dans la dignité, issue de l’opposition, enregistrée hier (7 octobre) à la Présidence de l’Assemblée nationale, qui a été renvoyée à la commission des affaires sociales.
Résumé des nouvelles dispositions :
=> toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable souffrant physiquement ou psychiquement peut, si elle juge cette douleur insupportable, demander à bénéficier d’une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité.
=> un médecin peut refuser de fournir cette assistance médicalisée, il est alors obligé d’envoyer le malade à un autre médecin susceptible de l’aider.
=> le médecin doit saisir au minimum trois collègues pour vérifier la réalité de la condition du patient. Ils font part de leurs conclusions sous huit jours au malade.
=> si les conclusions sont positives, le malade doit, en présence de deux témoins n’ayant aucun intérêt moral ou financier dans son décès, confirmer sa demande, qui sera exécutée au moins deux jours après.
=> le malade peut changer d’avis à tout moment.
=> pour ce qui est des contrats du malade en vigueur au moment de sa mort, il est réputé décédé de mort naturelle.