L'orientalisme
La femme et l’orientalisme
Les peintres ont représenté la femme d’Orient d’une façon très sensuelle.Les images d’odalisques*, de sultanes et d’almées* déploient leurs charmes souvent dénudés dans les tableaux du XIXe siècle, faisant du harem un des lieux privilégiés de l’imagination orientaliste. Le décor en général enveloppe leurs charmes comme un écrin précieux, orné d’objets rares ou pulpeux : fruits, sucreries, narguilé, aiguières*, tapis, bijoux se détachent sur la lumière tamisée des moucharabiehs*.La sensualité de la femme est exacerbée, parfois racoleuse.La photographie a contribué à renforcer cet aspect avec les cartes postales de l’époque coloniale, d’un érotisme vulgaire et fabriqué.
Cependant, l’image de la femme orientale dans la peinture ne se limite pas à celle de la courtisane voluptueuse. Henriette Browne, épouse du diplomate Jules de Saux, porte un regard différent de celui de ses collègues masculins sur le harem et le considère plus comme un espace social plus que sensuel.
Au XXe siècle, le thème de l’odalisque, repris par Matisse et Picasso, suit la tendance réaliste et semble s’incarner dans la « femme fellah », paysanne enveloppée de noir, occupée aux travaux des champs ou à la maternité.
* odalisque: esclave vierge qui pouvait monter jusqu'au statut de concubine ou de femme dans les sérails ottomans, mais dont la plupart étaient au service du harem du sultan
* almées: femme indienne qui fait profession d'improviser des vers, de chanter et de danser dans les fêtes, en s'accompagnant de la flûte, des castagnettes ou des cymbales
*aiguière: récipient doté d'une anse et d'un bec destiné à contenir de l'eau et à la servir
*moucharabieh: fenêtre permettant d'observer sans être vu et de fournir de l'ombre
Tags: charme érotisme sultan fellah moucharabieh turquie
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Dernière mise à jour: 2011-12-29 19:57
Auteur: obama
Révision: 1.1
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