L'orientalisme
Les scènes de genre dans l’orientalisme
Si l’orientalisme s’impose au début du XIXe siècle avec la célébration historique, dans les images grandioses de la campagne d’Egypte, il connaît sa longévité par la scène de genre, c’est-à-dire les scènes banales de la vie quotidienne qui charment l’amateur bourgeois.
Devant une occidentalisation croissante, on cherche à sauvegarder les traditions d’un Orient authentique.Cependant, les tableaux sont le fruit d’aménagements et de mises en scène qui correspondent à une certaine vision de l’Orient, toujours sublimée, refusant la misère, comme celle que diffusent Les Mille et Une Nuits.
Lieu du plaisir, l’orient est aussi celui du repos et du jeu auquel beaucoup de tableaux sont consacrés. Les échecs, venus de Perse, apparaissent par exemple dans la toile de Rudolph Ernst. Les scènes de café où l’on fume le narguilé, sont également nombreuses. Enfin, les agréments de la chasse, qui renvoient le spectateur aux nostalgies chevaleresques, sont largement traités, particulièrement par les artistes de l’Algérie.
Si ces scènes de divertissements ou de repos édeniques sont abondantes, on a parfois dénoncé le regard dépréciatif des artistes soulignant la paresse des populations orientales.Les spectacles des villes sont souvent traités sous des formes diverses : marchands de tapis, d’oranges, barbiers ou écrivains publics. Ces scènes renvoient à une vision nostalgique de l’espace social, plus habité et plus convivial que celui des métropoles européennes.
Tags: ecrivain public marchand tapis oranges narguilé chasse
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Dernière mise à jour: 2011-12-29 19:57
Auteur: obama
Révision: 1.1
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