Les idées reçues sur le Maroc
« Le Maroc vit du tourisme »
Dopé par cette image de « beau pays » concoctée par Lyautey, le Maroc véhicule l’image d’un pays touristique prospère. Entre mer et soleil, villes impériales et cuisine marocaine, entre sens de l’hospitalité et artisanat, le Maroc montre tous les atouts propres à une grande nation touristique. Il vivrait donc de son tourisme comme l’Algérie de ses hydrocarbures et la Côte d’Ivoire de son cacao.En fait, cette vision a peu à voir avec la réalité.
Rappelons d’abord que la France, première puissance touristique mondiale par le nombre de ses visiteurs (plus de 75 millions), ne tire de cette activité que 5% des richesses produites (PIB). Cependant, lorsque Mohammed VI succède à son père en 1999, il décide d’ouvrir le Maroc à un tourisme de masse pour faire face à la crise économique et sociale. L’objectif est de parvenir à 10 millions de touristes en 2010. En 2006, l’objectif est en bonne voie de réalisation, avec plus de 5 millions de touristes recensés.
Mais cette politique implique aussi beaucoup d’investissements tels que la transformation des infrastructures, la formation de la main d’œuvre...De plus, le Maroc se bat sur une secteur très concurrentiel, le tourisme de masse, qui draine par essence un public aux revenus modestes donc par exemple, lorsqu’un couple de retraités paie 500 ou 600€ pour 1 semaine à Marrakech, les revenus que peut en escompter l’économie marocaine, et plus encore, les travailleurs marocains, sont extrêmement modestes.
C’est pourquoi le Maroc essaie de promouvoir un tourisme plus élitiste, qu’il soit festif, culturel ou de congrès.Mais former une main d’œuvre qualifiée et polyglotte est plus délicat que celle de former celle d’un tourisme de masse donc on peut en conclure que le tourisme n’offre pas au Maroc ce dont il a besoin pour s’auto suffire. C’est pourquoi il faut compter sur d’autres sources de revenus pour financer les importations et la croissance comme les agrumes, les poissons, les minéraux (phosphates), le textile mais cela ne suffit pas.Le Maroc reste très dépendant de ses MRE ou « résidants marocains à l’étranger » estimés entre 3 et 5 millions, qui ont permis , du fait de leur départ, d’alléger les tensions internes dues à la pénurie de logements et d’emplois, mais permettent aussi un flot vital de devises.
Tags: autosuffisance source revenus agrumes phosphates textile
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Dernière mise à jour: 2011-12-29 19:55
Auteur: obama
Révision: 1.2
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